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Publié par Association Carrefour des Sciences et des Arts

5ème conférence du cycle : "LE MARDI : les sciences au dessert"

Notre association Carrefour des Sciences et des Arts a mis en place en septembre 2012 un cycle de conférences couru et apprécié appelé "Le MARDI : les sciences au dessert". Retrouvez-nous  mardi 4 juin 2013 pour la 5ème et dernière conférence du cycle 2012 / 2013. Le concept est simple : retrouvons-nous tous les 2 mois, le 1er mardi du mois pour une conférence scientifique tout public. Dès 20h30, salle des Actes du Collège Gambetta à Cahors, accueillons un scientifique français renommé, puis partageons ensemble boissons chaudes et desserts bien mérités. Une occasion rêvée de mêler sciences, savoirs, rencontres et gourmandise, pour le plaisir partagé de l'esprit et des papilles !

 

Lors de cette 5ème conférence, organisée en partenariat avec l'association Moulins du Quercy, nous aurons le plaisir de recevoir M. Jean-Pierre COUTURIÉ, maître de conférence honoraire à l'Université de Clermont-Ferrand.

Titre : L'histoire de l'énergie hydraulique depuis l'Antiquité. Particularités liées au milieu karstique lotois.
Jour : mardi 4 juin 2013
Horaire : début de la conférence à 20h30 (environ 1h de conférence puis partage du dessert)
Tarif : gratuit
Lieu : Salle des Actes du collège Gambetta, 1er étage, entrée par la cour Joachim Murat, Cahors

 

À noter : Cette 5ème conférence est organisée en avant-première des journées du patrimoine de Pays et des Moulins qui se dérouleront les 15 et 16 juin 2013. Durant ces journées de nombreux moulins ouvriront leurs portes au public. http://www.moulinsduquercy.com

À savoir : Très prochainement ouvrira à Luzech un nouveau Musée : "La Planète des Moulins" qui présentera une large collection de maquettes animées et de petits moulins. Ce musée sera ouvert les 15 et 16 juin 2013 lors des journées du patrimoine de Pays et des Moulins, mais aussi sur réservation au 06 80 83 24 24.

5ème conférence du cycle : "LE MARDI : les sciences au dessert"

"Dans l'Antiquité, l'énergie hydraulique a d'abord permis d'actionner, avec des roues à palettes, les norias d'irrigation au Moyen Orient. Les Romains ont ensuite commencé à utiliser la force de l'eau pour moudre le grain. Ces moulins, largement répandus par la suite, étaient actionnés par une roue hydraulique à axe horizontal, avec un renvoi d'angle à engrenages, multiplicateur de vitesse. D'autres comportaient une roue à axe vertical entraînant directement la meule supérieure avec une vitesse suffisante. Ce dispositif plus simple, mais de faible rendement mécanique (moins de 30 %) était utilisé dans la partie sud de la France jusqu'au dix-neuvième siècle. En 1809, l'inventaire impérial dénombrait 82300 moulins en France, dont 1411 dans le Lot, tous avec des roues à axe vertical. Certains ont été aménagés dans des sites particuliers, propres aux terrains karstiques : moulins de perte ou de résurgence. Un nouveau type de moteur hydraulique, conçu et appelé turbine par Claude Burdin (1788-1873), a été installé en 1825 dans un moulin de Pontgibaud (63), actuellement détruit. Son rendement atteignait 67%. A partir de 1827, Benoît Fourneyron (1802-1867), élève de Burdin à l'Ecole des Mines de Saint Etienne, a imaginé et développé au stade industriel un autre modèle de turbine, de type radial centrifuge. La turbine est donc une invention française, il faut le souligner. Par la suite, d'autres systèmes de turbines ont été réalisés : turbine Fontaine (1839), de disposition voisine de celle de Burdin ; Francis, ingénieur américain, (1849), à écoulement radial centripète, la plus utilisée actuellement ; Pelton (1880), roue à cuillères avec un injecteur tangentiel, adaptée aux très hautes chutes ; Kaplan (1920) : une hélice à pas variable, efficace pour les basses chutes à gros débits irréguliers.La haute vallée de la Dordogne a été transformée, au siècle dernier, en un gigantesque escalier à quatre marches, par la construction des barrages de Bort, Marèges, l'Aigle et Chastang qui produisent de l'électricité avec des turbines Francis. Dans la basse vallée, d'autres barrages, moins hauts, sont équipés de turbines Kaplan. Quelques moulins rescapés témoignent de l'importance de ces moteurs hydrauliques, rustiques et infatigables qui, avant la révolution industrielle, non seulement entraînaient les meules à farine ou à huile, mais aussi actionnaient les pompes, pilonnaient et broyaient les minerais, martelaient ou polissaient le fer, trituraient les vieux chiffons pour en faire de la pâte à papier, sciaient le bois et même la pierre et accomplissaient bien d'autres tâches encore."

(JP. Couturié)

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